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Communiqués Keleier TNL - Gazette de Ty Nevez Leustec

IMPORTANT – décision du tribunal administratif de Rennes

Chers amish,

Une délégation de Locronan a pu se rendre mercredi 16 septembre à l’audience en référé du Tribunal Administratif de Rennes pour demander la suspension des travaux de l’antenne Orange prévue à Ti Nevez Leustec. Maître Riou était présente, et représentait la commune de Locronan

Il était demandé au Tribunal de statuer en urgence sur la suspension  des travaux de l’antenne, qui avaient démarré le 24 aout de manière soudaine, alors que l’affaire n’est pas encore jugée sur le fond (jugement à venir dans les mois prochains)

Cette procédure d’urgence était donc nécessaire pour faire respecter le temps de la justice, face à un interlocuteur (société Orange) qui ne répondait pas aux sollicitations de dialogue ni des riverains, ni de la commune.

En l’absence des répresentants d’Orange le juge des référés a donc pu écouter les arguments des membres du collectif, que nous répétons depuis des mois.

Outre les arguments de fond que vous connaissez tous, le débat a donc porté sur la recevabilité de la demande de suspension des travaux, compte tenu des délais qui nous étaient imposés par la découverte tardive du panneau d’information de chantier, fin février 2019.

Conclusion : en date du Lundi 21 septembre 2020, le tribunal administratif a rendu ses conclusions … allez … quelques lignes plus bas… suspense…….. le tribunal a……

………..PRONONCÉ LA SUSPENSION DES TRAVAUX !!!

VOUS AVEZ BIEN LU, C’EST UNE ETAPE DECISIVE POUR LES DEMARCHES A VENIR, ET UN SOULAGEMENT POUR LES RIVERAINS

MERCI A TOUS D’AVOIR SOUTENU LE BOCAGE DE TI NEVEZ LEUSTEC. SANS VOUS, L’ANTENNE SERAIT DEJA MONTEE A CE JOUR.

l’histoire n’est pas terminée, Orange j’ira jusqu’au bout et ne lâchera rien.

il faut continuer a se mobiliser pour sensibiliser et montrer notre détermination, poursuivre les démarches juridiques qui sont très loin d’être terminées ( appel, contre appel, conseil d’état… ). Ce n’est que le début d’un long combat mais au moins par cette décision nous avons gagné le droit d’y participer. Par cette décision et ce petit pas nous avons aussi gagné le pouvoir d’encourager les autres collectifs à continuer de se battre et petit à petit on les fera plier.

il s’agit maintenant de finaliser la partie avec un jugement sur le fond qui nous l’espérons rejoindra les conclusions de la procédure en urgence.. En attendant, nous vous invitons à un petit pot de chantier, le dimanche 27 SEPTEMBRE 11h, avec (à confirmer) barbec pour ceux qui veulent, pour marquer le coup. Nous pourrons ensuite covoiturer en direction de St Cadou pour l’inauguration de l’occupation pacifique du site prévu pour une antenne là aussi contestée par les riverains.

 

UN GRAND MERCI DE LA PART DES AUTOCHTONES !!!
« Je me nourris principalement de petits insectes dont la mortalité est   impactée par L’exposition croissante de l’environnement aux rayonnements électromagnétiques  »
Source: Le Figaro (pas vraiment un journal ecolo – cliquez pour voir l’étude de l’ONG NABU)

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Revue de presse

BIKINI MAG: la tentation de la ZAD

Antennes 5G : « La tentation de la ZAD »
Manif, occupation, incendie… Les actions contre les pylônes téléphoniques se multiplient. L’arrivée de la 5G fera-t-elle de ces militants les nouveaux zadistes ?
> « L’augmentation du trafic dépassera le gain d’énergie »
> « Deux risques majeurs : l’espionnage et le sabotage »

 

petit reportage explosif dans le BIKINI MAG de la rentrée 

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Environnement 5G Santé

Les maires écologistes peuvent-ils s’opposer au déploiement de la 5G dans leur commune ?

Par franceinfo – France Télévisions
Mis à jour le 02/07/2020 | 11:13 – publié le 01/07/2020 | 18:42

Plusieurs nouveaux maires écologistes souhaitent s’opposer au déploiement à venir du réseau 5G dans leur commune. Le principe de précaution semble un moyen d’action incertain. En revanche, le non-respect du Plan local d’urbanisme ou l’atteinte aux paysages naturels et urbains peuvent être invoqués par les élus.

#AlertePollution
Rivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ?
Cliquez ici pour nous alerter !

La « vague verte » menace-t-elle le déploiement de la 5G ? Alors que plusieurs grandes villes (Lyon, Bordeaux, Strasbourg ou encore Besançon) vont être dirigées par des nouveaux maires étiquetés Europe Ecologie Les Verts (EELV), leur programme interroge, notamment autour de cette technologie de communication.

La 5G devrait supplanter l’actuelle 4G d’ici à 2023 pour permettre un bond technologique, avec de nouvelles (très hautes) fréquences et davantage d’antennes, en offrant aux utilisateurs des délais de transmission bien plus réduits sur internet : une « ultra connectivité », revendique (PDF) l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep). L’ouverture commerciale est attendue pour la fin 2020, une fois que le gouvernement aura donné son aval.

Mais les nouveaux maires écologistes ne sont pas tous enthousiastes à l’idée de voir des antennes-relais pour la 5G dans leur commune. « Je trouve totalement inadmissible qu’on puisse imposer la 5G », s’est emporté sur RTL le nouveau maire de Bordeaux, Pierre Hurmic, qui souhaite impulser « un vrai débat » face aux « dangers de la 5G ». « Je pense qu’il faut mettre cette discussion sur la table et que les Bordelaises et les Bordelais n’apprennent pas du jour au lendemain que leur territoire est couvert par la 5G. »Un raisonnement que partage la nouvelle maire de Besançon Anne Vignot, interrogée par France 3 Bourgogne Franche-Comté.

« Le déploiement de la 5G à Besançon, aujourd’hui, est remis en cause » dans la mesure où « on ne connaît pas encore les risques que l’on pourrait encourir », a déclaré l’écologiste. L’élue compte invoquer le « principe de précaution parce qu’on avance très souvent sur la technologie sans savoir ce qu’on fait », soutient-elle.

Le secrétaire national d’EELV, Julien Bayou, soutient ces positions, lui qui souhaite également un moratoire sur la question de cette évolution technologique, ainsi qu’il l’a expliqué sur France Inter mercredi 1er juillet. Est-il cependant possible pour les maires, à leur échelle, de s’opposer au déploiement de la 5G dans leur commune ?

Les maires jugés incompétents par le Conseil d’Etat
D’après trois décisions du Conseil d’Etat prises en octobre 2011, cela est impossible. Tout d’abord, l’institution juge que « pour réglementer de façon générale l’implantation des antennes-relais de téléphonie mobile », « seules les autorités de l’Etat désignées par la loi » sont compétentes, à savoir aujourd’hui le secrétaire d’Etat chargé du Numérique, Cédric O, l’Arcep, ainsi que l’Agence nationale des fréquences (ANFR). Cette triade est également jugée responsable des « mesures de protection du public contre les effets des ondes » émises par les antennes-relais.

En 2011, ces décisions étaient rendues à la suite de trois arrêtés municipaux pour réglementer l’implantation d’antennes de téléphonie mobile. Le Conseil d’Etat a ainsi précisé les contours du pouvoir des maires : « Un maire ne saurait donc réglementer par arrêté l’implantation des antennes-relais sur le territoire de sa commune, sur le fondement de son pouvoir de police générale », a jugé l’institution. L’édile peut cependant être « informé, à sa demande, de l’état des installations radioélectriques exploitées sur le territoire de sa commune ».

Le principe de précaution mobilisable ?
Impossible, en théorie, de s’opposer au déploiement des antennes-relais. Mais est-il possible de recourir au « principe de précaution », inscrit dans la Constution à travers la Charte de l’environnement, comme le souhaite la nouvelle maire de Besançon Anne Vignot ?

Il n’est pas mobilisable pour ce qui concerne les réseaux 3G et 4G car « en l’état des connaissances scientifiques », le Conseil d’Etat a jugé en 2012 que l' »exposition aux champs électromagnétiques émis par les antennes-relais » ne présentait aucun élément circonstancié établissant « un risque » pour le public. Un an plus tôt, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) avait jugé (PDF) qu’il n’existait « aucune preuve expérimentale solide » qui permettait d’établir « un lien de causalité entre l’exposition aux champs électromagnétiques et les symptômes » décrits par les personnes se présentant comme électrohypersensibles. L’Académie nationale de médecine est allée dans le même sens en 2014, expliquant que « nous ne disposons physiologiquement d’aucun système sensoriel sensible à ces ondes ».

Toutefois, pour l’avocat spécialisé en droit de l’environnement David Deharbe, « le principe de précaution reste certainement utilisable. […] La 5G va être un renouvellement […] C’est une technologie dont on n’a pas encore la preuve qu’elle n’est pas dangereuse. » Et dont on n’a pas la preuve, non plus, qu’elle est dangereuse…

Car voilà le problème : il y a « un manque important, voire une absence de données » sur les effets biologiques et sanitaires potentiels de la 5G, souligne l’Anses. En septembre 2017, déjà, plus de 170 scientifiques internationaux ont, dans un appel (PDF), « recommandé un moratoire sur le déploiement de la 5e génération » afin que des scientifiques indépendants puissent étudier les dangers potentiels de la technologie sur la santé et l’environnement.

L’Organisation mondiale de la santé semble moins inquiète, si l’on en croit un texte publié en février dernier sur son site internet (en anglais), qui affirme qu' »à ce jour, et après de nombreuses recherches, aucun effet néfaste sur la santé n’a été mis en lien avec l’exposition aux technologies sans fil ».

Tant que l’exposition générale reste en dessous des recommandations internationales, aucune conséquence pour la santé publique n’est attendue.
L’Organisation mondiale de la santé

Face aux critiques, le gouvernement a réagi fin juin 2020, au sortir de la Convention citoyenne pour le climat, en lançant une mission qui travaillera tout l’été pour évaluer les risques sanitaires et écologiques, révèle Le Parisien. Par ailleurs, les ministres de la Santé et de l’Environnement ont écrit au Premier ministre pour lui demander d’attendre les résultats d’une évaluation de l’Anses (annoncés pour la fin du premier trimestre 2021) avant d’autoriser le déploiement de la 5G, indique le JDD.

De son côté, Me David Deharbe identifie un canal d’action possible pour les maires et les associations anti-5G : l’expertise judiciaire, ordonnée avant un procès ou pendant une procédure. « L’avantage, c’est qu’on aura un débat devant le juge avec des arguments, un temps où l’on [pourra] discuter des différentes études. Mais faut-il encore que tout le monde ait intérêt à le faire », nuance l’avocat.

De maigres moyens de lutte contre la 5G pour les maires
Plusieurs moyens, déjà éprouvés par la 3G et la 4G, sont à la disposition des maires qui souhaitent contrer le déploiement d’antennes-relais. Ils peuvent prendre des arrêtés d’opposition après le dépôt de la déclaration de travaux effectué par les opérateurs, dans un délai d’un mois. « Mais dans ce cas-là, les opérateurs attaquent devant le tribunal administratif s’ils considèrent que le motif invoqué n’est pas valable », tempère David Deharbe. Tel que l’a affirmé le Conseil d’Etat, la seule construction d’antennes-relais ne peut constituer une raison suffisante.

Autre voie de recours possible : s’il existe un Plan local d’urbanisme (PLU) dans la commune, le projet d’antenne-relais se doit de le respecter, notamment en ce qui concerne la hauteur des installations ou la nature de certains espaces comme les zones naturelles ou agricoles. Dans le cas contraire, le maire peut faire appel au juge administratif pour trancher.

Enfin, le Code de l’urbanisme protège les paysages naturels et urbains ainsi que les monuments. Les maires peuvent donc contester l’installation d’antennes à proximité de sites classés. « C’est d’autant plus facile s’il existe des éléments de protection de ce paysage remarquable comme des monuments historiques. Et on peut agir même s’il n’y a pas de PLU », note David Deharbe. Une voie qui a été utilisée dans la commune de Saméon (Nord), où le juge des référés du tribunal administratif de Lille a reconnu qu’un projet d’antenne était « de nature à porter atteinte à son environnement par son volume et sa localisation ».

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Environnement 5G Santé

Pas d usage clairement identifie qui attirerait le public mais un impératif industriel en passant au dessus des problemes de sante affirme un chercheur

D’après Dominique Boullier, la 5G va aggraver l’inégalité des territoires. « La 5G va surtout servir aux objets connectés », affirme le professeur en sociologie.

« On sait très bien qu’on n’a pas d’usage très clairement identifié qui attirerait le public, mais par contre on a un impératif industriel qui est de renouveler les terminaux et de relancer une course à une supposée innovation », explique jeudi 2 juillet sur franceinfo Dominique Boullier, professeur en sociologie à Sciences-Po Paris et chercheur au Centre d’études européennes et de politique comparée, à propos du déploiement de la 5G en France.

L’innovation « au dessus des problèmes de santé »

Il estime qu’on subit une « tyrannie du retard ». « Cela a toujours été un petit peu le cas de prétendre qu’on ne peut pas faire autrement », souligne-t-il. « A une époque, ça a été fait avec l’amiante. On a vu aussi avec Monsanto ce qui s’est passé. On a un certain nombre de situations comme cela, où on ne sait pas exactement quelles peuvent être les conséquences, s’inquiète Dominique Boullier. Mais on avance, et on avance à marche forcée » en passant « au-dessus des problèmes de santé ».

Il y a toujours de l’urgence, alors qu’on pourrait très bien mettre les choses sur la table et nous dire pourquoi on a vraiment besoin de cette technologie-là, à quoi elle doit servirDominique Boullier, professeur de sociologieà franceinfo

« Quand on vous dit que ça doit servir, par exemple à la téléchirurgie, c’est un argument imparable. Mais ça, c’est du pipeau », assure Dominique Boullier. Selon lui, « la seule application qu’on pourra défendre, et qui est déjà quasiment opérationnelle, c’est permettre des jeux vidéo multijoueurs en ligne, du type Pokémon Go. Mais on ne va quand même pas prétendre qu’on va déployer une infrastructure pour ce genre de choses ».

Une porte d’entrée pour les pirates informatiques

D’après Dominique Boullier, la 5G va aggraver l’inégalité des territoires. « L’avantage de la 5G, c’est avant tout la diminution du temps de latence, donc pour des applications qui vont être très réactives et qui donc ne fonctionneront que dans certains domaines, là où il y a une clientèle importante, prédit le chercheur au Centre d’études européennes et de politique comparée

Cela ne résout pas du tout le problème, par exemple de la 4G et du fait qu’il y a énormément de gens qui n’y ont pas accès ou de la fibre optique.Dominique Boullierà franceinfo

« La 5G va surtout servir aux objets connectés » , ajoute Dominique Bouillier, et constitue selon lui « une porte d’entrée extraordinaire pour ce qu’on appelle les data breach (violation de données), les attaques, les hacks ».

« Il y a besoin de faire un cahier des charges très important, un cahier des charges environnemental, un cahier des charges sur les territoires, un cahier des charges sur les questions de sécurité », conclut le chercheur, pour qui « c’est forcément une décision européenne qu’il va falloir prendre ».

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Revue de presse

5G : profusion d’articles

Et ce ne sont pas les quelques usages régulièrement mis en avant par les promoteurs de la 5G (télémédecine ou applications industrielles) qui peuvent durablement faire illusion. Pour l’essentiel, le développement de la 5G est justifié par l’explosion du streaming et des formats numériques toujours plus lourds et par l’arrivée imminente des objets connectés. Alors même qu’un adolescent âgé de 13 ans à 18 ans passe déjà 6 h 40 en moyenne devant un écran, soit 40 % de son temps de vie éveillée, aucune évaluation sérieuse n’est envisagée pour cerner les effets psychosociaux de cet environnement numérique constitué d’échanges virtuels, d’intelligence artificielle et de réalité augmentée.

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Revue de presse

Locronan : vive tension autour de l’antenne de téléphonie d’Orange

Article de coté quimper relatant l’intervention du géomètre sur le site de Ti Nevez Leustec, en vue de l’implantation de l’antenne orange de 40m aux portes du village classé.

A Locronan (Finistère), la tension est à son comble sur le site de construction d’une antenne Orange. Le collectif d’opposants veut empêcher les travaux qui sont imminents.

Lire la suite avec un très bon historique de l’affaire qui rappelons le débute en 2019.

https://actu.fr/bretagne/locronan_29134/locronan-vive-tension-autour-de-l-antenne-de-telephonie-d-orange_35580668.html

 

et sur Ouest France le même jour

https://www.ouest-france.fr/bretagne/locronan-29180/installation-d-une-antenne-4g-a-locronan-des-habitants-empechent-le-debut-des-travaux-ce-lundi-6946419

enfin, le Télégramme titre ce jour : Contre l’antenne Orange, Locronan mène le combat décisif, article de Ronan Larvor et Michel Quinquis

https://www.letelegramme.fr/bretagne/contre-l-antenne-orange-locronan-mene-le-combat-decisif-24-08-2020-12603122.php

« Je suis en colère » : c’est le cri du cœur du maire de Locronan ce lundi. Antoine Gabriele est venu soutenir les opposants à une antenne relais Orange dans la campagne du « plus beau village de France ». Le chantier pourrait démarrer dans les jours qui viennent.

 

8 h ce lundi matin, branle-bas de combat dans la campagne de Locronan. Le système d’alerte du collectif opposé à l’implantation d’une antenne-relais pour Orange a bien fonctionné. En peu de temps, une trentaine de personnes s’est retrouvée sur la petite route du Leustec entre Locronan et Plonévez-Porzay.

 

Le géomètre mandaté par Aixans, l’opérateur pour Orange, est sur place pour borner le coin du champ loué par un agriculteur sur lequel doit être édifiée l’antenne de 40 m de haut. L’accès au site devrait logiquement se faire par un chemin de terre communal qui éviterait aux engins de traverser la parcelle. La garenne a été bouchée par de gros plots de béton. « Le maire a refusé de signer une autorisation de passage pour les engins » précise Éloïse Le Breton, membre du collectif.

Les pelleteuses devront donc passer par le champ avec l’accord du propriétaire. La parade semble bien légère face à la machine en route pour l’installation d’un maillage dense d’antennes-relais sur le territoire. Virginie Hervieux s’est déplacée de Treffiagat où un autre collectif est resté impuissant. « Nous avons découvert le projet à la sortie du confinement. L’information légale était passée inaperçue. Je suis voisine du site. Mi-mai, un lundi matin, un vigile était sur place. Le mardi, les engins ont commencé les terrassements. Le soir à 23 h l’antenne était montée ». La stratégie du fait accompli se comprend car les oppositions se répandent au fil des projets. « Dans le pays bigouden, il y a des antennes prévues à Lesconil, Plomeur… Il y en aura partout sur le territoire » dit Virginie.

« Une tâche dans le paysage »

Locronan pourrait cependant devenir un cas d’école, car habitants comme élus (le maire opposé à l’antenne a été réélu en juillet) ont des arguments dans cette commune qui a les labels « Petite cité de caractère » et « Plus beau village de France ». Le sommet de la montagne de Locronan offre une vue emblématique sur la baie de Douarnenez. Une antenne de 40 m de haut viendrait inévitablement faire tache dans le paysage. Réuni le 10 juillet, le conseil municipal soulignait « les efforts entrepris par la commune depuis de nombreuses années pour un enfouissement des réseaux préservant l’environnement ». Les élus affirmaient aussi leur volonté d’activer la procédure de classement en « Site patrimonial remarquable » de la commune.

«  D’autant qu’Orange en possède déjà une sur place qui est en voie de désaffection. Mais la mettre dans le bocage c’est inadmissible »

Silence d’Orange

La machine administrative malgré les recours des élus n’a pas dévié. « J’ai demandé de rencontrer Stéphane Richard, le P-DG d’Orange qui avait dit qu’il ne s’opposerait pas aux maires réfractaires », dit Antoine Gabriele, maire.» Pas de réponse. Orange s’occupe de la communication entre les êtres et pourtant c’est le tribunal ou le silence ».

Antoine Gabriele n’est pourtant pas tout à fait sur le même registre que le collectif. « Il se bat aussi contre la 5G, dit-il. Ce n’est pas mon combat, je ne sais pas ce que c’est, mais je constate seulement qu’Orange avance masqué sur ce sujet ». Le maire défend d’abord son paysage. Il serait même pour une antenne sur la montagne de Locronan. « D’autant qu’Orange en possède déjà une sur place qui est en voie de désaffection. Mais la mettre dans le bocage c’est inadmissible ».

Ce lundi sur le site, les opposants s’armaient de patience. « Nous faisons ce lundi un référé suspension » dit Éloïse. La réponse viendra-t-elle assez tôt ou l’opérateur passera-t-il en force dans les heures qui viennent sous la protection des gendarmes ? Le collectif reste en alerte.

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actions

Permanences site TNL : semaine du 24 au 28 août 2020

Les dernières nouvelles:

Ce matin, vendredi 21 août, l’agence Loxam de Redon a tenté d’installer le matériel pour le début des travaux. Le site étant bloqué, ils sont repartis déposer le matériel sur Quimper. Nous sommes prévenus qu’il y a de fortes chances que l’activité reprenne sur le site la semaine prochaine. Nous devons donc nous tenir en alerte. Pour cela, nous vous proposons de remettre en place un planning de surveillance.

Pour vous inscrire, c’est ici:

https://framadate.org/bID1M1poAVF9uBNe

Toujours le même principe, des plages horaires d’une heure et si possible un passage en début d’heure afin de réduire le temps entre deux surveillances. Si vous passez proche du site, n’hésitez pas à emprunter la route pour passer rapidement jeter un coup d’oeil voir s’il y a de l’activité.

On compte sur vous!
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Environnement 5G Santé

Amazon obtient le feu vert au lancement de plus de 3 000 satellites en orbite pour fournir internet a haut débit


Une constellation
Ce projet de Jeff Bezos, patron du groupe et homme le plus riche au monde, doit permettre d’amener de la connectivité aux zones actuellement non couvertes.
Amazon a obtenu l’approbation des autorités américaines pour déployer une constellation de 3 236 satellites en orbite basse, afin de fournir de l’internet à haut débit partout dans le monde. Le géant du commerce en ligne va investir 10 milliards de dollars dans ce projet baptisé Project Kuiper, a-t-il annoncé, jeudi 30 juillet, lors de la publication de très bons résultats trimestriels.

Le projet visera d’abord les zones blanches des Etats-Unis, puis dans le monde entier, et pourrait alimenter des réseaux sans-fils et 5G. Le projet ciblera en priorité les foyers, ainsi que les écoles, hôpitaux, entreprises et d’autres organisations, et pourra rétablir les télécommunications en cas de catastrophe naturelle. Plusieurs entreprises se sont déjà positionnés sur le créneau de l’internet depuis l’espace.

« Créer des emplois » et « combler le fossé »

« Nous avons entendu tellement d’histoires récemment sur les personnes qui ne peuvent pas travailler ou étudier parce qu’ils n’ont pas d’internet fiable à la maison », a déclaré Dave Limp, vice-président d’Amazon. « Kuiper va changer cette situation. Nos 10 milliards d’investissements vont créer des emplois et les infrastructures américaines vont nous aider à combler le fossé », a-t-il estimé.

Ces annonces interviennent alors que le mastodonte SpaceX du milliardaire américain Elon Musk a déjà déployé la constellation Starlink, qui compte quelque 300 satellites en orbite et ambitionne d’en lancer jusqu’à 42 000. En Europe, le gouvernement britannique, associé au conglomérat indien Bharti, a été choisi comme repreneur de l’opérateur de satellites en faillite Oneweb, qui porte un projet similaire.
franceinfo avec AFP
France Télévisions
Mis à jour le 31/07/2020 | 22:19
publié le 31/07/2020 | 22:19

Les entrepôts Amazon de Bretigny-sur-Orge (Essonne), le 13 mai 2020. (THOMAS SAMSON / AFP).

https://www.francetvinfo.fr/sciences/espace/amazon-obtient-le-feu-vert-au-lancement-de-plus-de-3-000-satellites-en-orbite-pour-fournir-internet-a-haut-debit_4062907.html?fbclid=IwAR3G5OKe_wmGuCGv3OenDPwejx4OGm4iOcl5G4Iw3DTW6y-akt2dMXRoTHU#xtor=CS2-765

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Environnement 5G Santé Revue de presse

ACTION UFC-QUE CHOISIR Déploiement de la 5G Ne pas confondre vitesse et précipitation !

https://www.quechoisir.org/action-ufc-que-choisir-deploiement-de-la-5g-ne-pas-confondre-vitesse-et-precipitation-n81083/

Alors que les principales fréquences 5G vont, en dépit des légitimes préoccupations exprimées au sein de la population, être attribuées en septembre, l’UFC-Que Choisir appelle le nouveau Premier Ministre à attendre les résultats de l’enquête en cours de l’ANSES sur les éventuels risques sanitaires de la 5G avant, le cas échéant, d’autoriser sa commercialisation. Par ailleurs, l’association demande que toute la transparence soit faite sur les déterminants de la surconsommation de données mobiles au regard de son impact environnemental, ainsi que d’agir pour éviter les mystifications marketing des opérateurs.

 

5G ET RISQUES SANITAIRES : UNE NÉCESSAIRE ATTENTE DES RÉSULTATS DE L’ANALYSE DE L’ANSES

Le déploiement de la 5G suscite une inquiétude grandissante sur les risques sanitaires associés à son exploitation, relayée par la Convention Citoyenne pour le climat. Si cette inquiétude peut parfois découler pour partie d’une préoccupation globale sur l’exposition aux ondes électromagnétiques, elle est surtout en lien avec l’exploitation spécifique de la bande de fréquences 3,5 GHz, dont les effets sur le vivant n’ont pas encore donné lieu à l’élaboration d’une littérature scientifique permettant d’éclairer utilement le débat public. Alors que l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) doit publier au cours du premier trimestre 2021 son expertise permettant d’indiquer s’il existe ou non un risque sanitaire avéré lié à la 5G, il serait inacceptable que son exploitation commerciale puisse débuter avant.

Donner du temps au temps serait d’autant plus justifié que de nombreux autres arguments mettent en évidence l’absence d’urgence à ce que la 5G soit déployée et commercialisée. Tout d’abord, car l’évolution des infrastructures permettant à la 5G de réellement se démarquer de la 4G grâce à un temps de latence fortement réduit n’est pas attendue avant 2023. Ensuite, car les « nouveaux services » qui seront permis par cette « vraie » 5G ne suscitent pas l’enthousiasme populaire, ce qui n’est guère étonnant : pouvoir jouer à un jeu en réalité virtuelle en ligne, par exemple, est-il en effet plus proche de l’utile que du futile ? Enfin, car la congestion des réseaux 4G n’est pas à craindre avant 2022, de l’aveu même des opérateurs.

5G ET RISQUES ENVIRONNEMENTAUX : UNE AUGMENTATION DE LA CONSOMMATION DE DONNÉES À RÉGULER

La perspective de l’arrivée de la 5G met également plus que jamais en lumière la question de l’effet environnemental de la consommation de données mobiles, déjà multipliée par près de 8 entre 2015 et 20191 ! Cette consommation de données induisant une forte consommation électrique, il convient de trouver des solutions concrètes permettant d’enrayer cette croissance jusqu’à présent non maîtrisée. Si les consommateurs doivent être sensibilisés quant à leur responsabilité, les marges de manœuvre en lien avec les pratiques des professionnels ne manquent pas.

Par exemple, des travaux2 ont pu permettre d’identifier que sur certains sites internet, la présence de publicités participait pour 50 % à la consommation de données mobiles. Concernant spécifiquement la situation sur les sites et application de streaming vidéo, ces publicités, ainsi que les contenus vidéo qu’elles précèdent ou entrecoupent, atteignent des définitions toujours plus élevées qui alourdissent la consommation de données sans amélioration, ou si peu, de la qualité perçue par les consommateurs.

Alors qu’actuellement le chemin vers une commercialisation de la 5G reste tracé, les risques de dérives marketing des opérateurs doivent dès à présent être empêchés par les pouvoirs publics. En effet, le terme générique « 5G » masque en réalité de fortes disparités, puisque les débits théoriques maximaux pourraient s’échelonner de 30 Mbit/s à 1 Gbit/s, selon la fréquence utilisée. Evidemment, le risque est que les opérateurs « survendent » la 5G pour pousser les consommateurs à souscrire de chers abonnements.

Alors que l’Autorité de régulation des télécoms (ARCEP) n’a pas jugé utile de participer activement à la prévention de ces dérives marketing3, la DGCCRF doit désormais prendre la main en encadrant strictement la communication commerciale des opérateurs. Par exemple, elle pourrait tout bonnement interdire qu’un opérateur puisse promouvoir dans des campagnes marketing locales une 5G aux débits mirifiques dans des zones où elle sera uniquement fournie via une fréquence ne permettant que des débits au mieux au niveau de la 4G !

Compte tenu des constats et inquiétudes liés au déploiement et à la commercialisation de la 5G – sujet impliquant plusieurs ministères, pouvant défendre des points de vue contradictoires – l’UFC-Que Choisir demande :

1) Au Premier Ministre, de ne pas permettre la commercialisation d’offres 5G tant que les résultats de l’étude de l’ANSES sur les effets sanitaires liés à l’exposition aux champs électromagnétique de sa bande de fréquences 3,5 GHz ne seront pas connus ;

2) A l’ARCEP, d’axer ses travaux, dans le cadre de sa plateforme « pour un numérique soutenable »4, sur le gaspillage de données mobiles causé par les professionnels (publicité imposée aux consommateurs, inutile surenchère technologique en termes de qualité d’affichage…) ;

3) A la DGCCRF, d’anticiper une éventuelle commercialisation de la 5G en érigeant une réglementation préservant les consommateurs de dérives marketing par les opérateurs.

NOTES

 

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actions

Le Collectif Antenne Lokorn fait des crêpes!

NOUS COMPTONS SUR VOUS JEUDI SOIR !!

Dans le cadre des marchés nocturnes, le collectif fait des crêpes le 30 juillet.

C’est une bonne occasion de se faire connaître et d’informer une fois de plus sur les raisons pour lesquelles on s’oppose au projet de l’antenne 5G à Locronan.

Sur le stand de crêpes, les autocollants sont disponibles à la vente pour soutenir les actions du collectif ! Avez vous le vôtre ?

Non aux hamburgers, oui aux crêpes au beurre !!

Un petit geste pour une grande cause !

A bientôt sur les marchés nocturnes 😉